Préparer l’expertise
La préparation consiste à réunir les documents médicaux et à décrire les difficultés rencontrées depuis l’accident ou les soins en cause. Des exemples précis sont utiles : besoin d’aide pour la toilette, trajets devenus difficiles, fatigue, douleurs, limitations au travail ou interruption d’activités.
Le cabinet vous aide à organiser ces éléments et à identifier les questions à traiter. L’évaluation médicale et l’analyse juridique du dossier remplissent des rôles complémentaires.
Du constat médical à l’analyse juridique
L’expert médical apprécie les lésions, leur imputabilité à l’événement et leurs conséquences. L’avocat met ces conclusions en relation avec les règles d’indemnisation et les justificatifs : le rapport médical ne fixe pas, à lui seul, le montant à recevoir.
Lors d’une expertise contradictoire, les parties peuvent faire valoir leurs observations et discuter les éléments examinés. La préparation rend visibles les difficultés parfois peu perceptibles lors d’un examen : fatigabilité, troubles de concentration, douleurs intermittentes ou aide nécessaire à domicile.
Comprendre la consolidation
La consolidation correspond à une stabilisation de l’état de santé permettant d’évaluer les séquelles durables. Elle ne signifie pas nécessairement la guérison ni l’arrêt de tous les soins.
Le dossier distingue les conséquences temporaires et les conséquences durables. Les conclusions de l’expertise doivent être lues en tenant compte de cette évolution.
Examiner les différents préjudices
- Santé et vie quotidienne : soins, douleurs, gêne fonctionnelle et conséquences sur les activités habituelles.
- Vie professionnelle : pertes de revenus et retentissement sur le parcours professionnel.
- Autonomie : assistance d’une autre personne, aides techniques et besoins d’aménagement.
- Vie personnelle : conséquences esthétiques et difficultés dans les loisirs ou la vie relationnelle.
- Situation des proches : répercussions personnelles et économiques à examiner selon les circonstances.
Ces exemples ne constituent pas une liste de préjudices automatiquement indemnisables. Chaque demande doit être rattachée au dommage et étayée par les éléments du dossier.
La nomenclature Dintilhac : organiser les demandes
Cette nomenclature propose une classification des préjudices corporels. Elle distingue notamment les conséquences patrimoniales, à dimension économique, et extrapatrimoniales, qui touchent la personne, ainsi que les préjudices temporaires et permanents.
Préjudices patrimoniaux
Dépenses de santé actuelles et futures, pertes de gains professionnels actuels et futurs, incidence professionnelle, assistance par une tierce personne, adaptation du logement ou du véhicule : les besoins et dépenses sont documentés.
Préjudices extrapatrimoniaux
Souffrances endurées, déficit fonctionnel temporaire (DFT) et permanent (DFP), préjudice esthétique ou préjudice d’agrément : l’évaluation décrit les atteintes personnelles et leurs effets concrets.
Il s’agit d’un cadre d’analyse, sans tarif automatique. Les postes retenus dépendent des conséquences établies dans le dossier. Le rôle de la consolidation aide à comprendre la distinction entre les préjudices temporaires et permanents.
Chiffrer les pertes et les besoins futurs
L’étude financière distingue les dépenses engagées, les pertes de revenus et les besoins durables. Le cabinet rapproche les conclusions médicales des éléments économiques : bulletins de salaire, avis d’imposition, justificatifs de prestations, factures et devis.
- Revenus : documenter l’activité avant le dommage, la période d’interruption et les conséquences d’une reprise partielle ou d’un changement de métier.
- Dépenses : identifier les frais liés au dommage et les remboursements intervenus, pour préciser ce qui reste à charge.
- Besoins futurs : décrire la fréquence et la durée de l’aide humaine, ainsi que les équipements ou aménagements nécessaires.
Les repères sur les pertes de revenus et l’indemnisation et sur l’assistance par une tierce personne détaillent les pièces utiles à cette évaluation.
Le montant global d’une offre doit pouvoir être expliqué. Le cabinet examine les postes retenus, les justificatifs, les prestations à prendre en compte et les sommes déjà perçues pour apprécier ce qui revient à la victime.
Étudier une offre et les suites du dossier
Une proposition d’indemnisation s’examine poste par poste, au regard du rapport médical et des justificatifs. Le cabinet explique les points retenus, les éventuels désaccords et les démarches qui peuvent être discutées.
Il n’existe pas de montant unique correspondant à une blessure. L’âge, l’activité, les besoins et les conséquences personnelles doivent être appréciés dans leur contexte.
